Historique de la CFAM

 

La CFAM fut créée en 1975 à l'initiative de Angèle Konaté.

 

Angèle, infirmière de formation, recevait à la maison ses voisines qui manquaient de moyens pour payer les honoraires d'un médecin. Ses patientes, en passant devant sa machine à coudre, rêvaient de monter leur propre entreprise. Lancé au début pour les aider à améliorer leur budget familial grâce au revenu de leur artisanat, le projet initial s'est peu à peu developpé en un centre de formation.

 

En 1983, une subvention du Canada permet la construction d'un atelier de travail et d'une boutique.

 

La même année, l'association informelle que constituait le groupe prend la forme juridique de coopérative.

 

Plus de 200 femmes sont passées par la CFAM pour exercer et améliorer leur connaissances dans les techniques du batik, du Bogolan traditionnel et de la broderie. De nombreuses femmes ont pu ensuite ouvrir leur propre atelier dans différentes villes du Burkina tandis que d'autres continuent de travailler sous l'égide du CFAM.

 

90% du revenu de la CFAM vient de la vente aux boutiques du commerce équitable, grâce à un projet de longue durée. En 2004 la CFAM recoit une grosse commande d'écharpes en batik par le groupe alter-mondialiste ATTAC France.


Des acheteurs potentiels sont les USA, les pays européens et l'Asie.

 

A part la formation aux techniques artisanales, les adhérentes de la coopérative ont d'autres projets. Elles veulent améliorer le statut de la femme burkinabé par l'éducation. Combattre la pauvreté passe par l'alphabétisation. Celle-ci se fait en francais, ce qui permet aux mères de pouvoir suivre la scolarité de leurs enfants. Par ailleurs, les femmes veulent acquérir des connaissances de base pour pouvoir tenir leur budget familial et celui de la coopérative. Pour pouvoir communiquer entre elles et atteindre leurs objectifs, une bonne connaissance du francais devient nécessaire.

 

En 2005 Burkina Framtid décide d'apporter son soutien financier à l'alphabétisation de 30 adhérentes de la CFAM.